Plus on intègre l’intelligence artificielle plus on a besoin d’intelligence naturelle

Point n’est besoin de revenir sur la pertinence de l’IA, son entrée aussi massive que rapide dans le monde professionnelle, tous secteurs confondus. Mais l’ambiance tourne un peu à l’idolâtrie de l’IA, à l’ « IA-lâtrerie » comme disent d’aucuns.


Chez Akeance, nous avons mené une étude analysant de très nombreux cas d’usage intégrant l’intelligence artificielle dans différents secteurs économiques et au service de différentes fonctions d’entreprises. Nous avons également mené un exercice consistant à optimiser la gestion des stocks d’une entreprise de produits manufacturés 1/ « à l’ancienne » c’est-à-dire sur une base de tableaux Excel – qui a saturé les ordinateurs 2/ en intégrant l’IA.

Quelles leçons tirons-nous de tout cela ?


En fait, l’IA améliore considérablement des capacités existantes et devient capable, nouveauté, de générer une action par elle-même. Concrètement, l’IA a une capacité de recherche d’information décuplée ; elle a une capacité de traitement / de calcul également décuplée. Mais surtout, elle est capable de passer à l’acte : passer une écriture comptable, comme imaginer une chanson ; netter les intercos comme identifier les manques dans un appel d’offres ; ou encore créer un catalogue produits comme organiser les travaux d’un immeuble. Ces trois vecteurs sont furieusement efficaces.


La contrepartie – parce qu’il y a une contrepartie -, c’est la nécessité d’une précision d’horloge suisse dans la commande que nous passons à l’IA. Sans exception, tous les cas usages que nous avons analysés enseignent la longueur de temps et la quantité d’énergie déployée pour améliorer sans cesse la précision de la demande avant une restitution convenable … à 80%. De même, notre exercice mené sur les stocks met en exergue la difficulté de tellement plus et mieux préciser la commande pour l’IA, sans compter la mise en forme de tableaux de reporting qui nécessitent tout autant de précision. En comparaison, les travaux menés sur Excel semblent relever du tâtonnement de formule en formule.


Si on résume de manière squelettique le besoin à Demander+Chercher+Restituer, disons que l’IA est un outil phénoménal pour « Chercher » qui implique une énergie et une rigueur intellectuelle décuplée pour « Demander » et vérifier « Restituer ».


Plus l’intelligence est artificielle, plus on aura besoin d’intelligence naturelle.

Paris, le 23 février 2025
Michel MONDET.

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